La qualité de l’air intérieur

file00073561044Un autre déterminant important d’un habitat biotique est la qualité de l’air intérieur. Ce thème doit être pris en compte dans le cadre d’une étude géobiologique moderne car il conditionne fortement la qualité globale d’un habitat contemporain.

Dans le cas de constructions nouvelles, l’exercice est plus facile car une bonne réflexion préalable permet de ne pas créer de problèmes ultérieurs. Contrairement à l’intervention sur un habitat déjà construit qui nécessite des recherches, des mesures puis des corrections sur site, c’est plus simple!
Avant la construction :
Idéalement il s’agit de choisir un environnement extérieur le moins pollué possible, puis un terrain bien sec (pour éviter humidité et moisissures), exempt de radon, etc. Cela fait partie de l’étude géobiologique d’un terrain avant achat.

Lors de la conception :
– Définition de systèmes constructifs qui permettent ensuite la limitation de systèmes de compensation tels que : l’éclairage, la climatisation, le chauffage et la ventilation.
– Choix de matériaux et produits de finitions non polluants chimiquement. Une maison neuve, avec des matériaux et des produits de finition frais, peut se révéler très polluée pendant des mois voire des années. Parfois, il vaut mieux installer le bébé dans une chambre aux papiers peints défraichis que dans une chambre flambant neuf…

Depuis le 1er janvier 2012, une étiquette est obligatoire sur les nouveaux produits de construction et de décoration. Elle figure sur tous les produits vendus en France au 1er septembre 2013. Elle permet d’indiquer de manière simple et lisible le niveau d’émission du produit en polluants volatils. Ce niveau d’émission est indiqué par une classe allant de A+ (meilleure classe) à C (la moins bonne). Et il existe toujours les produits biologiques, soucieux de cette innocuité depuis très longtemps et réellement très performants.
– Réalisation d’une électricité bio-compatible pour éviter les pollutions électromagnétiques.
En cas de présence de radon, il faut prévoir des aménagements.

Après la construction :

– Choix de meubles non polluants chimiquement. Beaucoup sont fabriqués maintenant à partir de bois agglomérés et contiennent notamment des colles.
– Même attention pour les produits d’entretien.
– Limitation des pollutions électromagnétiques générées par les appareils introduits.

Dans le cas d’intervention sur un habitat déjà construit, l’opération se révèle plus compliquée, tant dans la découverte des problèmes qu’ensuite dans leur résolution. Il existe des appareils de mesures ou des dosimètres pour mesurer et trouver l’origine de la pollution. Mais ensuite, les actions sur les causes sont souvent difficiles et coûteuses.

Il est vrai qu’un problème d’humidité est parfois très difficile à résoudre a posteriori. De même, il est souvent trop coûteux de remplacer du mobilier ou des matériaux trop émissifs. Corriger une mauvaise conception qui entraine un besoin d’éclairage dans la journée, nécessite généralement des gros travaux.

 

 

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