Les larmes de sirène

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image de « economicbiodiversity.blogspot.de »

C’est un danger grave pour l’environnement et la chaine alimentaire. Les anglo-saxons les appellent le « larmes de sirène ».  Ils veulent parler des microbilles. De nombreux produits de beauté comportent en effet des microbilles à base de polyéthylène. Le polyéthylène est un ingrédient très répandu et utilisé comme exfoliant. Les microbilles sont fabriquées à partir de polymère d’oxyde d’éthylène (utilisé par les industriels pour fabriquer les sacs plastiques de supermarché). Très utilisées dans la cosmétologie, elles donnent fluidité et douceur aux crèmes, savons, laits de toilette et autres onguents. D’autres en revanche, un peu plus grosses, sont utilisées dans des gommages pour lisser.

Mais que font des microbilles dans votre trousse de toilette ?

Ces microbilles sphériques sont préférées aux coquilles de noix ou noyau d’abricot plus écologiques mais dont la surface est irrégulière. Les microbilles plus lisses, roulent sur la peau et elles apportent un toucher doux à vos crèmes, gel douche ou tout autre lait de toilette. Elles sont également très économiques, c’est pourquoi elles sont utilisées régulièrement par les industriels de la cosmétique dans les crèmes pour les mains (parmi les fameux nettoyants hydroalcooliques), les nettoyants pour le visage, et autres gommages, sans oublier les savons, gels douches et dentifrices. Ces microbilles représentent un vrai désastre pour l’environnement et l’écosystème. Ces fines particules de polyéthylène ne sont pas biodégradables et ne sont pas filtrées par les stations d’épuration. Elles se retrouvent donc dans les rivières et au fond des océans et s’invitent hélas dans la chaîne alimentaire sous-marine.

Que faire?

Dénoncer cette pratique et expliquer autour de soi d’abord. Jeter ensuite un coup d’oeil sur la composition des produits que l’on achète.  Parfois l’emballage ne prend pas la peine de mentionner la composition complète (c’est une formule magique, peut-être ?). On y trouve simplement marqué: polyéthylène. D’autres emballages annoncent d’emblée la couleur : « contient des microbilles ». Probablement la fierté de polluer l’eau par des produits non biodégradables.

Une petite vidéo de la fondation « Plastic Soup »    http://plasticsoupfoundation.org

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